Histoire

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Histoire

Le concept de développement durable est le fruit d’une longue histoire. Il a fallu de nombreuses conventions internationales pour que l'idée d'un développement respectueux de l'environnement et de l’équité sociale fasse son apparition, puis devienne la préoccupation de tous. Voici les principales étapes qui ont jalonné son parcours.

 

 

Emergence du concept de développement durable


1972 : une première date-clé

C’est en 1972 que sont apparues les prémisses du concept actuel de développement durable dans un Rapport du Club de Rome intitulé « Halte à la croissance », qui analysait l’antagonisme entre écologie et croissance économique.

La même année, l’ONU (Organisation des Nations Unies) organisait une conférence internationale sur l’environnement à Stockholm et, à cette occasion, la notion d’écodéveloppement fut évoquée pour la première fois, associant le respect de la nature et l’équité sociale.

 

1987 : le concept de durabilité est clairement formulé dans un rapport présenté par la Commission Mondiale sur l’environnement et le développement

Le rapport Bruntland, publié en 20 langues, définit le développement durable comme  « un développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Ce concept met en évidence 2 données essentielles :

  • la vision à long terme,
  • la vision à l’échelle planétaire.

 

 

Le développement durable devient populaire

 

1992 : L’ONU organise la deuxième conférence sur l'environnement et le développement, nommée Sommet de la planète Terre, à Rio de Janeiro.
Pas moins de 173 chefs d’Etats sont présents et s’engage sur 5 principes :

  • le principe de précaution en matière d'environnement,
  • le principe d'intégration de la protection de l'environnement dans le processus de développement,
  • les principes de responsabilité et de solidarité internationale,
  • le principe du pollueur-payeur,
  • le principe de participation pour une nouvelle gouvernance.


L'Agenda 21 est adopté : programme global d'actions qui guide les décisions à tous les niveaux pour que le développement durable devienne une réalité.

 Le développement durable se traduit par l’idée de triple résultat, qui réconcilie 3 valeurs :

  • l’efficacité économique (le capital financier),
  • la « soutenabilité » écologique ou prudence écologique (le capital environnemental), c’est-à-dire la compatibilité entre l’activité de l’homme en général et celui de l’entreprise en particulier et le maintien des écosystèmes,
  • la responsabilité sociétale (le capital humain), les conséquences de l’activité de l’entreprise sur l’ensemble de ses parties prenantes.

 

1997 :

  • Conférence de New York, appelée  Deuxième Sommet de la planète Terre, qui fait le point sur les engagements pris à Rio et remarque le désaccord entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur la réduction des gaz à effet de serre.
  • Conférence de Kyoto sur le réchauffement climatique qui engage 38 pays industrialisés à réduire, entre 2008 et 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre.
  • Premiers appels à projets Agendas 21 locaux.
  • Lancement de la GRI (Global Reporting Initiative), qui a pour mission de développer un cadre de reporting permettant aux organisations de rendre compte de leur impact environnemental, social et sociétal. Ce cadre est utilisé par des entreprises du monde entier.

 

1999 : Création du Pacte mondial (Global Compact)  par les Nations Unie.

Il s’agit d’un pacte où les entreprises s’engagent à aligner leurs opérations et leurs stratégies sur dix principes universellement reconnus concernant les droits de l’homme, les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption.

 

 

Un concept incontournable aux retombées mondiales

 

2000 :

  • Sommet du millénaire pour le développement à New-York (siège des Nations Unies). Le sommet du millénaire (ou assemblée du millénaire, 55ème édition de l’assemblée générale des Nations Unies) a réuni les 189 états membres de l’ONU. De ce sommet a été issue la déclaration du millénaire qui évoque notamment la pauvreté, l’environnement, les Droits de l’Homme et l’Afrique.

 

2001 :

  • Promulgation de la Loi NRE (Nouvelles régulations économiques), ayant pour objectif de réduire les effets néfastes des dysfonctionnements internes et de la mondialisation. Depuis le 1er janvier 2003, les entreprises françaises cotées doivent rendre compte des conséquences environnementales et sociales de leurs activités dans leur rapport de gestion annuelle, en parallèle de leurs informations financières et comptables.

 

2002 :

  • Le Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, 10 ans après celui de Rio, aborde les questions de l’accès à l’eau, à l’énergie et à la santé et les problématiques liées à l’agriculture et la biodiversité.
  • Création du ministère de l'écologie et développement durable.

 

2005 : Adoption d’une Charte de l’environnement, adossée à la Constitution. Elle confère notamment une valeur constitutionnelle au principe de précaution.

2007 :

  • Conférence internationale sur le climat à Bali. Le GIEC conclue que les signes du réchauffement climatique sont sans équivoque et appelle à une action rapide de tous les pays. Ce plan d’action de Bali a pour but de permettre la négociation d’un accord post-Kyoto lors de la conférence à Copenhague en 2009.
  • Mise en place du Grenelle de l’Environnement en France : processus de concertation, il vise à la mise en place de lois en faveur de la préservation de l’environnement.
  • Signature en mai du « Pacte écologique » par tous les candidats à la présidence de la République française.


2009 :

  • Sommet du G8. Le G8 s'est engagé à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 50% en 2050 et celles des pays industrialisés de 80% par rapport à 1990.
  • Conférence internationale sur le climat à Copenhague. Il s’agissait d’atteindre un accord qui pouvait  être approuvé et ratifié dans un délai suffisant pour pouvoir entrer en vigueur à l’expiration du Protocole de Kyoto en 2012.
  • Promulgation en août de la  loi Grenelle I. Ce texte prépare la transition énergétique et la mutation durable de la France. Les lois Grenelle II (lois d'engagement national pour l'environnement) ont été votées en octobre au Sénat.

 

2010 :

  • Promulgation de la Loi Grenelle II. On peut citer en particulier l’article 225 concernant l’obligation de reporting et l’article 75 sur l’obligation de la réalisation d’un bilan d’émissions de gaz à effet serre (GES).
  • ISO 26000. La norme publie des lignes directrices pour les entreprises qui souhaitent assumer la responsabilité des impacts de leurs décisions et activités, à travers sept questions centrales (gouvernance, Droits de l’Homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs et communautés et développement local).
  • Conférence de Cancún sur le climat (COP 16, 16ème conférence des parties). L’objectif de cette conférence était de décider des suites à donner au protocole de Kyoto, dont la première période d’engagement s’achève en 2012. Les objectifs en termes de réduction des émissions sont fixés pour 2020, ainsi que l’objectif de limiter à 2 degrés l’augmentation de la température globale à long terme.


2011 :

  • GRI : Publication d’un document permettant d’établir les liens entre la GRI et la norme ISO 26000, notamment grâce à une table de correspondances.
  • Nouvelle stratégie RSE (responsabilité sociétale de l’entreprise) de la Commission Européenne. La Commission Européenne a présenté sa nouvelle stratégie RSE, avec un plan d’action en huit points pour la période 2011-2014. Elle envisage la RSE comme un outil de performance et une solution à la crise.
  • Conférence de Durban sur le climat (COP 17). L’enjeu majeur de cette conférence était de trouver un consensus entre les parties pour établir un accord faisant suite à la première période d’engagement du protocole de Kyoto. Finalement, un accord a été trouvé pour une « feuille de route » posant les bases d’un cadre mondial à échéance 2015, qui entrerait en vigueur en 2020. Le protocole de Kyoto est maintenu, mais avec le retrait du Canada, de la Russie et du Japon.

 

2012 :

  • Forum Mondial de l’Eau. La 6ème édition du forum mondial de l’Eau se tiendra à Marseille. L’objectif de cette édition est de faire en sorte que les défis de l’eau soient prioritaires dans les politiques, et faire respecter partout le Droit à l’eau et à l’assainissement.
  • Sommet de Rio + 20. Conférence des Nations Unies, 20 ans après le sommet de la terre à Rio en 1992. L’objectif de cette conférence sera d’évaluer l’avancée des concepts et des démarches de développement durable, d’identifier les lacunes et de susciter un engagement politique au niveau du développement durable.

 

2014 :

  • Réexamen des résultats du plan d’action de la Commission Européenne. Arrivée à terme du plan d’action 2011-2014 de la Commission Européenne en matière de RSE.  Une réunion de réexamen est déjà prévue pour évaluer les résultats et ajuster les objectifs.

 

2015 :

  • Echéance de réalisation des OMD (objectifs du millénaire pour le développement). Les engagements pris lors du sommet du millénaire arrivent à échéance :

o    réduire l’extrême pauvreté et la faim,

o    assurer l’éducation primaire pour tous,
o    promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes,
o    réduire la mortalité infantile,
o    améliorer la santé maternelle,
o    combattre le sida, le paludisme et d’autres maladies,
o    assurer un environnement durable,
o    mettre en place un partenariat mondial pour le développement).